L’Assemblée Nationale poursuit les discussions sur le projet de loi organique de réforme du parlement entamées mardi. Les débats entre élus de droite et de gauche restent houleux.
Le président de l’Assemblée Nationale, Bernard Accoyer a déclaré irrecevable une partie des 3718 amendements déposés par les députés de gauche. Il s’aligne notamment sur la Constitution et le règlement de l’Assemblée.
Dans la grande salle rouge de l’Assemblée, le président du jour rappelle régulièrement à l’ordre les élèves dissipés tel un maître d’école.
Les reproches envers l’opposition fusent : « vous n’avez pas dit un mot sur les amendements »
Les députés, eux, sont en majorité occupés par la lecture du journal, la rédaction des discours, une tasse de café ou encore un ordinateur portable.
De temps à autre, ils s’intéressent aux orateurs et manifestent leur mécontentement par quelques cris. Et on ne perd pas une occasion d’intervenir quand un petit nouveau apparaît dans la classe.
Martine Martinel, député socialiste en Haute-Garonne propose son premier amendement. Lâchée au milieu des requins, elle peine à s’exprimer, gênée constamment par les rires et vociférations de la majorité.
Un débat sans avancée
Conclusion, ni la droite, ni la gauche ne constate une réelle avancée au sein du débat. L’opposition peine à représenter l’opinion publique. « Nous avons perdu le droit de nous exprimer pour des résolutions que nous portons et qui sont destinés à répondre aux attentes de nos concitoyens » déclare Jean-Michel Clément, député socialiste de la Vienne.
La majorité, quant à elle, considère les réclamations de la gauche comme une perte de temps. « L’opposition dépose des séries de 22 amendements identiques dans le but de changer le titre».
Les applaudissement de la droite se font entendre, suivis d’un « ils nous empêchent de travailler et ne font aucune proposition ».
Le président de la commission s’exprime à son tour : « Depuis hier 19h nous n’avons pas encore commencé à discuter du 1er article ». « Nous n’avons pas le temps de discuter, la France n’a pas le temps, arrêtez la paranoïa », scande un député UMP. Mais la gauche veut défendre le droit d’amendement. La droite reste déterminée a étudier les textes en coupant cours à toute discussions sur la loi en général.
Résultat du scrutin du jour : les amendements socialistes sont rejetés par 83 voix contre 50.
jeudi 15 janvier 2009
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Institut Pratique de Journalisme - Groupe AF208
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